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⚙️ Le prix du silence

⚙️— Le prix du silence

Chapitre 3

 » Quand la terre parle à la place des mots « 

Le silence.
C’est une drôle de chose, le silence.
Il peut apaiser, comme il peut étouffer.
Il peut être celui du matin dans les champs, quand la rosée colle encore aux bottes,
ou celui du soir, quand les pensées font plus de bruit que les machines.

Moi, j’ai grandi dans le bruit du travail et le silence des émotions.
Dans ma famille, on ne disait pas toujours “je t’aime”.
On le montrait autrement.
Un outil prêté, une main tendue, un repas chaud posé sur la table après une longue journée.
C’était ça, notre langage.
Et je crois que je l’ai gardé en moi.

💬 Parler peu, faire beaucoup

Je ne suis pas un homme de grands discours.
J’ai appris que les mots ont un poids,
et que quand on ne peut pas les dire, il faut les transformer en actes.
Alors j’ai bâti, réparé, planté, creusé.
J’ai mis dans mes mains tout ce que je ne savais pas dire avec ma bouche.

Ceux qui me connaissent savent que je ne m’arrête jamais.
Pas parce que je ne ressens rien.
Mais parce que je ressens trop.
Et que bouger, construire, créer, c’est ma façon à moi de survivre aux tempêtes.

🧱 Le poids invisible des sacrifices

Le prix du silence, c’est aussi le prix des sacrifices.
Ceux qu’on fait pour les autres,
ceux qu’on tait pour ne pas inquiéter,
ceux qu’on accepte pour que la famille tienne debout.

J’en ai fait, des sacrifices.
J’ai souvent choisi de donner plutôt que de recevoir.
De protéger plutôt que d’expliquer.
Et parfois, à force de vouloir sauver tout le monde,
on finit par se perdre soi-même.

Mais c’est le destin de ceux qui portent trop :
on ne se plaint pas, on avance.
Et même quand on a mal, on dit que tout va bien.
Parce qu’on a peur de décevoir, peur d’être un poids,
et parce qu’on sait que la vie, elle, ne s’arrête jamais.

🔥 Quand la douleur forge la force

Il y a des soirs où la maladie gagne,
où le corps dit non, où le moral s’effrite.
Mais le lendemain, je retourne dehors.
Parce que j’ai compris une chose :
la force, ce n’est pas d’être invincible.
C’est de continuer, même quand personne ne regarde.

Mon silence, c’est ma manière de tenir debout.
De ne pas m’effondrer devant mes enfants,
de garder la tête haute même quand tout vacille.
Et paradoxalement, c’est aussi dans ce silence que je me retrouve.
Là, au milieu des chevaux, du vent, de la terre —
là, où tout ce que je suis se remet en place.

🌿 Parler enfin

Aujourd’hui, à travers ce journal, je parle enfin.
Je ne veux plus que le silence soit une barrière.
Je veux qu’il devienne un pont — entre moi et ceux qui me lisent.
Parce que derrière chaque agriculteur, chaque artisan, chaque père,
il y a un être humain qui doute, qui souffre, mais qui avance.

Je ne cherche ni pitié, ni gloire.
Je cherche simplement à être compris.
À montrer que derrière les sourires et les réussites,
il y a souvent des blessures invisibles.
Mais ces blessures, ce sont elles qui nous rendent vrais.
Et moi, je préfère être vrai qu’être parfait.

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